56k.cloud transforme les données des usines en actifs stratégiques

L’entreprise valaisanne 56k.cloud a dévoilé fin juin, lors du salon de la haute précision EPHJ de Genève, sa nouvelle plateforme cyber-physique destinée à révolutionner la manière dont les usines exploitent leurs données. L’ambition affichée : permettre de connecter une usine de fabrication en moins de 72 heures, et surtout faire de la donnée un actif exploitable plutôt qu’un coût.

Pour Jean-Pierre Gehrig, CEO de 56k.cloud, le constat de départ est assez clair. « Une donnée isolée est un coût. Connectée, elle devient un actif. » L’ensemble de la démarche de 56k.Cloud, basée à Sion, repose sur ce principe simple, mais rarement appliqué : « faire de la donnée elle-même une matière première, pas un sous-produit. »

Dans une usine de haute précision, les machines savent déjà tout : temps de cycle, dérives, usure, production. « Le problème n’a jamais été la donnée. C’est la façon dont on la collecte : machine par machine, système par système, jusqu’à ce que l’atelier se noie sous les intégrations point à point », explique Jean-Pierre Gehrig.

Une source de vérité unique pour tout l’atelier

Face à cette complexité, 56k.cloud propose une approche radicalement différente. « Nous renversons la logique. Plutôt que de câbler chaque application à la suivante, nous créons une source de vérité unique, en temps réel, que tout l’atelier lit et alimente ».

Cette architecture se déploie selon une progression structurée en quatre étapes, chacune finançant la suivante :

  1. cibler le goulot d’étranglement et prouver rapidement le retour sur investissement ;
  2. déployer des passerelles sécurisées captant la donnée à haute fréquence ;
  3. faire dialoguer l’usine et les données transactionnelles (par exemple un ERP comme Odoo, un MES …) sans double saisie ;
  4. laisser des agents d’intelligence artificielle (IA) autonomes prendre des décisions à partir d’une base solide construite en collaboration avec l’expérience des gens du domaine, sous contraintes financières réelles.

L’IA ne vaut que par la qualité de ses données

Cette dernière étape s’appuie sur une conviction forte du CEO de 56k.cloud : la fiabilité de l’intelligence artificielle dépend directement de la qualité des données qui l’alimentent. « Une donnée structurée et temps réel a toujours été le vrai prérequis de l’IA : un agent n’est jamais plus fiable que la couche de données sur laquelle il repose », souligne-t-il. Au final, l’idée est d’avoir un parc de machines qui ne produit pas seulement des pièces, mais aussi des décisions.

Avec cette plateforme, 56k.cloud entend ainsi ouvrir un nouveau dialogue avec les industriels de la précision autour de la question centrale de la vraie valeur des données.


Informations complémentaires : www.56k.cloud

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